Une taxe injuste carbonisée !
L’annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel : un revers majeur pour N. Sarkozy, une confirmation de l’analyse du Parti socialiste, par Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste
L’annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, suite à une saisine par les parlementaires socialistes, est un revers majeur pour Nicolas Sarkozy.
Le Parti Socialiste n’avait eu de cesse de dénoncer un dispositif inefficace écologiquement et injuste socialement. Les motifs de cette annulation confirment la position prise par le Parti socialiste.
Cette taxe était inefficace, car elle ne portait que sur une faible part de la consommation énergétique, exonérant les plus gros pollueurs, ce que confirme le conseil constitutionnel. Elle était injuste, car elle frappait indistinctement les ménages, quels que soient leurs revenus.
Cette annulation vient rappeler au Président de la République qu’il ne suffit pas de faire des discours pour faire avancer la cause de l’environnement ; qu’il ne suffit pas de nommer un impôt « taxe carbone » pour qu’il soit écologique ; qu’il n’y aura pas d’efficacité écologique sans justice dans la répartition des efforts.
Comme souvent avec Nicolas Sarkozy, il y a un gouffre entre les intentions affichées – ici l’écologie – et la volonté réelle : ponctionner les ménages, toujours les mêmes, puisque les plus aisés sont protégés par le bouclier fiscal.
Après l’échec du Sommet de Copenhague, ce nouveau revers révèle la réalité de la politique du Président de la République : beaucoup d’agitation mais peu de résultats.
Le gouvernement doit maintenant tirer les conséquences de ce nouveau fiasco et présenter un dispositif à la fois juste et efficace. Le Parti socialiste réitère sa proposition d’une contribution climat-énergie et propose au gouvernement de s’en inspirer pour mettre enfin ses actes en accord avec ses discours.
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