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Rémunérations excessives d’EDF : Etat complice ou indifférent ?

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Le magazine La lettre de l’expansion vient de révéler une gestion profondément choquante des rémunérations au sein de l’entreprise EDF. Depuis 2009, les dix rémunérations les plus élevées de l’entreprise sont passées en moyenne de 700 000 euros à 1,3 million d’euros par an.

Comment peut-on accepter ces comportements inqualifiables et intolérables tandis qu’il est refusé en permanence aux salariés modestes une revalorisation de leurs rémunérations ? Comment peut on tolérer que des salariés doivent se battre pour une revalorisation minimaliste de leurs indemnités, alors qu’au même moment l’ensemble de la direction voit sa rémunération presque doubler en quelques années ? Comment peut on justifier que dix salaires représentent à eux seuls plus de 1000 années de travail d’un salarié de la même entreprise ?  Et, pire que tout, comment peut-on accepter que ce type de comportements puisse avoir lieu au sein d’une entreprise dans laquelle la participation de la France au capital est majoritaire ?

L’Etat français est actionnaire à plus de 84% du groupe énergétique. Soit Nicolas Sarkozy est complice de ces rémunérations, soit l’Etat est indifférent à la vie sociale au sein des entreprises dans lesquelles il est actionnaire ultra-majoritaire et cela est proprement scandaleux.

Cette situation confirme en revanche la pertinence des priorités de François Hollande en matière de lutte contre les rémunérations excessives. Dans les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire majoritaire, François Hollande exigera un écart maximal de 1 à 20 entre les rémunérations au sein d’une même entreprise, ce qui subordonnera toute hausse de salaires au sein de la direction à une revalorisation des rémunérations pour l’ensemble des salariés. De tels comportements n’auront plus cours dans notre pays.

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