Archive pour la catégorie ‘Crise économique’

Encore une mesure fiscale injuste !

Mercredi 10 mars 2010

Cette année, entre en application la suppression du bénéfice d’une demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt. Jusqu’alors, tout contribuable vivant seul, qu’il soit célibataire, divorcé ou veuf, bénéficiait d’une demi-part supplémentaire s’il avait élevé un enfant. Cette disposition tenait compte du coût de la vie normalement plus élevé pour une personne vivant seule par rapport à ceux vivant en couple, et, participait d’une politique familiale.

Maintenant pour avoir droit à la demi-part, il faut avoir élevé seul un enfant pendant au moins cinq années depuis que l’on vit seul.
Plus de 4 millions de Français sont directement concernés, notamment beaucoup de retraités, par cette mesure et pour nombre d’entre eux l’addition sera très salée. En devenant imposables, ou en voyant leur revenu fiscal de référence augmenter, ils perdront le bénéfice de l’exonération ou d’allégements d’impôts (prise en charge d’une aide ménagère, gratuité des transports, etc). La réforme devrait rapporter à l’Etat 870 millions d’ici 2013.
En comparaison, les socialistes rappellent que la simple baisse de la TVA pour la restauration coûte près de 3 milliards d’euros par an et qu’au lieu de s’attaquer aux plus modestes, la droite devrait supprimer les exonérations sur les heures supplémentaires et revenir sur le bouclier fiscal.
Les difficultés sont vues par le petit bout de la lorgnette et les injustices sociales et fiscales continuent de se creuser. Cette politique menée par la droite est contre-productrice et révélatrice d’un manque total de vision pour la France.

Chômage : l’échec du gouvernement

Mercredi 24 février 2010

La situation du chômage en France ne cesse inéluctablement de se dégrader. En janvier, on dénombre une augmentation de + 19.500 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A, ce qui équivaut à une augmentation de 0.7 % par rapport au mois dernier. Cela représente 370 400 demandeurs d’emploi de plus en un an, soit une hausse de 16,1%.

Ces chiffres sont, en outre, particulièrement sous-estimés, car les salariés en contrat de transition professionnel (CTP) ou en convention de reclassement personnalisée (CRP), après un licenciement économique, ne sont pas décomptés comme demandeurs d’emploi mais comme « stagiaires de la formation professionnelle ». Avec un tel mode de calcul, plus on a de licenciés économiques, moins on a de chômeurs !

Ces chiffres sont d’autant plus inquiétants au regard de l’effondrement de la consommation des ménages en produits manufacturés (- 2,7%) qui laisse présager une dégradation importante de la situation économique et sociale, résultat d’une politique gouvernementale que le Parti socialiste n’a cessé de dénoncer. (Lire la suite…)

2009 : recul historique du PIB

Dimanche 14 février 2010

L’année 2009 a décidément été bien difficile pour les Français. Le PIB a connu un recul historique depuis la fin de la seconde guerre mondiale (-2,2%) et 412.000 emplois ont été détruits sur l’année (-56.500 au quatrième trimestre).

Rappelons que les prévisions de croissance du gouvernement étaient dans la loi de finances initiale comprise entre +0.2% et +0.5% et dans la loi de finances rectificatives de -1.5%. Le gouvernement n’a pris conscience de l’ampleur de la chute du PIB qu’au cours de l’été (prévision de -3% en juin revue à -2.25% en septembre). (Lire la suite…)

Projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche : l’impasse

Jeudi 14 janvier 2010

Après le bilan de santé de la PAC, alors que la prochaine réforme de grande ampleur de cette politique est prévue pour 2013 avec une baisse annoncée de près de 40 % du budget de la PAC, le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche présenté le 13 janvier par Bruno Le Maire était très attendu. Le monde agricole, dont le moral est au plus bas, dont les revenus ont baissé de 30 à 50% en 2009, espérait un texte ambitieux et innovant.

Le projet présenté n’est absolument pas à la hauteur. Avec ce projet « fourre tout », le monde agricole fonce à toute allure et sans protection dans le mur de l’après 2013. Nicolas Sarkozy et son gouvernement affichent dans ce texte leur vision de l’économie agricole, privilégiant le libéralisme au détriment de la gestion publique, et ignorant totalement l’aspect territorial.

• Avec la contractualisation, le projet du gouvernement généralise le principe d’une gestion privée des volumes et des prix, sans aucune régulation publique de l’offre. Or on sait qu’un tel système favorise tous les déséquilibres et fragilise les producteurs.

• La mise en place d’un fonds national des risques représente une évolution vers des dispositifs assurantiels privés, sans garantie d’efficacité.

• Aucun dispositif n’est envisagé pour améliorer vraiment la transparence de la formation des prix, ce qui vide de toute effectivité l’observatoire de la formation des prix et des marges. (Lire la suite…)

L’industrie française : l’échec du gouvernement

Mercredi 13 janvier 2010

Les derniers chiffres de la production industrielle en France (+1,1 % en novembre) ne font pas illusion. Sur l’année 2009, son niveau est resté dangereusement inférieur à celui de l’année précédente (-7,4%). Ce soubresaut s’explique pour l’essentiel par la hausse de la production automobile (+8,5%) liée aux primes à la casse, qui arrivent à leur terme dans un parc ancien qui ne peut se renouveler à l’infini. Le risque d’une rechute dans les mois à venir est réel.

Dans ce contexte, la communication triomphaliste du ministre de l’Industrie est indécente et traduit l’aveuglement du gouvernement face à la désindustrialisation.

Depuis 2002, la France a perdu un demi-million d’emplois industriels. Nos parts de marché reculent, notamment face à l’Allemagne. La balance commerciale se dégrade, faute d’investissement dans l’innovation et d’un tissu industriel armé dans la compétition mondiale. A cet égard, le rapport intermédiaire adressé au gouvernement dans le cadre des “Etats généraux de l’industrie” confirme les analyses et les mises en garde du Parti socialiste.

Dans de nombreux secteurs, l’influence de la France se réduit. Les revers récents sont autant de signaux d’alerte : TGV de Siemens préféré à celui d’Alstom en Chine, nucléaire coréen plutôt que EPR français à Abu Dhabi, avion Rafale exclu d’un appel d’offres en Inde. (Lire la suite…)

Clio : un exemple de délocalisation sans contrepartie

Mardi 12 janvier 2010

Avec la délocalisation annoncée de la Clio, il s’avère aujourd’hui indispensable de se demander où sont passées les contreparties soi-disant fixées par le Gouvernement ?

L’annonce de la possible délocalisation de la fabrication de la nouvelle Clio en Turquie illustre la profondeur de la crise industrielle en France et du retour des agissements anti-économiques et anti-sociaux d’avant la crise.

C’est aussi un nouvel exemple de l’inefficacité de la politique gouvernementale malgré les moulinets du ministre de l’Industrie dans les médias.

Les constructeurs automobiles ont été aidés par l’Etat à hauteur de plus de 6 milliards d’euros sous forme de prêts avantageux et de 400 millions d’euros pour la prime à la casse. Depuis un an, le Parti socialiste dénonce avec constance l’absence de contreparties effectives à ce soutien. Nous avons une illustration supplémentaire. (Lire la suite…)

Stagnation du SMIC, un handicap de plus pour les salariés

Lundi 21 décembre 2009

Le gouvernement vient de décider une quasi-stagnation du SMIC, avec un petit +0,5% au 1er janvier correspondant strict minimum légal. Il n’y a donc eu aucun coup de pouce. Cela représentera une hausse royale du salaire horaire de 4 centimes d’euro : il passera de 8,82 euros à 8,86 euros.

Une telle décision est à la fois injuste socialement et dramatique économiquement.
- Alors que les charges fixes s’accroissent (loyers, transports…), les ménages modestes et moyens vont être doublement pénalisés et voir leur pouvoir d’achat diminuer.
- La consommation risque de s’effondrer en 2010 à la suite de l’augmentation du chômage et de la reprise de l’inflation. La France n’est pas sortie de la crise et le soutien au pouvoir d’achat des ménages devrait être une priorité pour assurer une reprise durable.
La décision du gouvernement est donc incompréhensible. Dans le cadre du plan de relance, il faudrait soutenir fortement la consommation.

C’est pourquoi le Parti socialiste a demandé au gouvernement d’amplifier le soutien à l’activité économique, à l’emploi et au pouvoir d’achat, ce qui passe d’abord par une revalorisation conséquente du Smic, d’au moins 2%.

Le gouvernement abandonnera t-il le million de chômeurs en fin de droits en 2010

Lundi 21 décembre 2009

Selon une note de Pôle Emploi, d’ici à la fin de l’année 2010 un million de chômeurs auront épuisé leurs droits à indemnisation.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Le nombre de personnes éligibles à l’allocation spécifique de solidarité (ASS) versée par l’Etat ne sera que de 160 000 en 2010 et ainsi seuls 16% des chômeurs pourront en bénéficier. Il faut noter, en plus, que le patrimoine étant pris en compte pour l’obtention de cette aide, les chômeurs doivent d’abord puiser dans leurs économies ou éventuellement vendre leurs logements avant d’y avoir droit.

Et les 840 000 autres chômeurs sont abandonnés par le gouvernement qui ne semble toujours pas se rendre compte de la gravité de la situation. Comme à son habitude, il multiplie les cadeaux fiscaux injustifiés pour les plus aisées alors que les plus modestes sont laissés sur le bord du chemin.

Pour ne pas ajouter l’exclusion à la crise, le Parti socialiste réitère les propositions formulées dans son plan de relance il y a près d’un an : prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation pour tous les chômeurs, sur la base de 80 % du salaire, et étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi (avec indemnisation à deux ans).

Emprunt Sarkozy : tout pour la communication, rien contre la crise

Vendredi 18 décembre 2009

Les annonces du président de la République ont confirmé les orientations de la commission Juppé – Rocard sur le grand emprunt. Rien de nouveau n’a été annoncé.

Au lieu des 100 milliards empruntés auprès des Français, cet emprunt Sarkozy, qui n’a de grand que le nom, sera finalement de 22 milliards et contracté auprès des marchés financiers. Alors que la France a déjà emprunté 250 milliards d’euros en 2009, ce nouvel emprunt relève surtout d’une opération de communication au détriment des finances publiques, avec un déficit qui pourrait dépasser 8,5% du PIB en 2010 et une dette qui pourrait représenter 80% du PIB. (Lire la suite…)

Contrat socialiste pour nos régions

Vendredi 18 décembre 2009

Suite à la Convention nationale du samedi 12 décembre à Tours, téléchargez le contrat socialiste pour nos régions :

contrat-socialiste-pour-nos-regions