Archive pour la catégorie ‘Parlementaires’

Sanofi: Martine Martinel interroge le gouvernement

Jeudi 18 février 2010

martinel.jpegMartine Martinel est intervenue hier lors des séances de question d’actualité pour interpeller le gouvernement sur la situation du groupe Sanofi-Aventis. En effet ce groupe, n°1 français et européen, n°5 mondial dans le domaine pharmaceutique et entreprise la plus rentable du CAC 40, malgré un chiffre d’affaire de 30 milliards d’euros et des bénéfices s’élevant à près de 9 milliards, entend procéder à des restructurations.

Alors que ce laboratoire a obtenu ces bons résultats, grâce notamment à la commande gouvernementale pour 440 millions d’euros de vaccins contre le virus de la grippe H1N1 et à des aides sous la forme de crédits d’impôts recherche, Sanofi Aventis envisage dès à présent, sous prétexte que des brevets vont tomber dans le domaine public, de supprimer des postes, notamment ceux dédiés à la recherche fondamentale.

Ainsi, le site toulousain du groupe associé au Cancéropôle est-il menacé dans son expansion pourtant annoncée. Face à cette inquiétude, le ministre de l’Industrie, M. Christian Estrosi, a « botté en touche » en prenant clairement le parti des dirigeants du groupe. Il a ainsi justifié la politique à court terme de restructuration du groupe en arguant de la compétition mondiale.

Or, c’est justement parce qu’il y a compétition mondiale dans ce domaine d’excellence que les pouvoirs publics devraient, ne serait-ce qu’au nom des subsides qu’ils versent à ce géant du capitalisme, inciter ses dirigeants à investir dans la recherche fondamentale, source de profits ultérieurs et de la pérennité de notre industrie pharmaceutique.

Biberons au BPA : tribune de Gérard Bapt

Samedi 6 février 2010

Gérard Bapt

Gérard Bapt

Madame Bachelot, comme vous l’aviez demandé voici six mois aux experts de l’Afssa, l’évaluation des dangers du Bisphénol A a été revue. Pour quel résultat ! L’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments dit que le travail d’expertise va se poursuivre et il est simplement « rappelé aux consommateurs qu’une mesure simple de précaution est d’éviter de chauffer à très forte température l’aliment ».

C’est bien timide si l’on considère que ce produit chimique, qui durcit le plastique des biberons, est un perturbateur endocrinien mis en cause dans des pathologies aussi diverses que le cancer, le diabète, l’obésité, l’asthme, les troubles du comportement de l’enfant ou de la fertilité…

La veille scientifique organisée par le Réseau environnement santé (RES) relève un nombre grandissant d’études scientifiques venant du monde entier qui confirment, par l’observation chez l’homme, les données expérimentales constatées chez l’animal. Au point que plusieurs États américains et le Canada l’ont purement et simplement interdit dans les biberons.

Lire la suite sur rue89

M. Iborra: non assistance à Hôpital en danger !

Vendredi 15 janvier 2010

Monique Iborra, députée

Monique Iborra, députée

Il y a un an jour pour jour, Monique Iborra, Députée de Haute-Garonne alertait déjà le Gouvernement lors d’une séance de questions hebdomadaire sur l’inquiétante situation du service public de santé.

En 2010, avec la suppression de 1 800 postes à l’hôpital, la non-reconnaissance des personnels – et notamment les Permanenciers du SAMU – la fermeture de services et de structures, la hausse du forfait hospitalier ou encore les franchises médicales, le Gouvernement perdure dans sa logique comptable au détriment de la défense d’un système de santé efficace et solidaire. Le « coût humain » risque malheureusement d’être bien plus élevé que les économies escomptées.

Est-il envisageable pour nos concitoyens de voir leurs dépenses de santé en pleine explosion alors même l’offre de soins diminue ? L’égal accès de tous aux soins est devenu une utopie. Il devient maintenant urgent et vital que le Gouvernement organise une table ronde sur l’Hôpital en associant l’ensemble des acteurs concernés ! Ce sera le sens de mon intervention prochaine auprès de Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé.

Vaccins H1N1: problème de légalité selon G. Bapt

Lundi 11 janvier 2010

Gérard Bapt

Gérard Bapt

Dépêche AFP :
Le député PS Gérard Bapt a estimé dimanche qu’un accord à long terme entre l’Etat et les laboratoires pharmaceutiques pour compenser les annulations de commandes de vaccins contre la grippe A (H1N1) “poserait un problème de légalité” et serait “politiquement destructeur”.

Selon le Journal du Dimanche, l’Etat s’engagerait à acheter des vaccins aux laboratoires lors de futures épidémies en échange d’un renoncement à des compensations pour les annulations de commandes de vaccins contre la grippe A (H1N1), et un accord serait en passe d’être trouvé en ce sens.
“Il n’y a pas d’accord conclu à ce jour. Les négociations ne sont pas si avancées, ils n’en sont encore qu’à discuter de l’évaluation du dommage”, a déclaré à l’AFP Gérard Bapt, député PS et rapporteur spécial de la mission santé pour la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mais si un tel accord intervenait, “cela poserait un problème de légalité car il existe des procédures de marché public dont l’Etat ne peut s’affranchir”, a-t-il estimé.
“Ce serait politiquement destructeur et viendrait appuyer les accusations de collusion entre l’Etat et les laboratoires pharmaceutiques”, a commenté le député socialiste.
Le gouvernement français a annoncé lundi qu’il résiliait les commandes de 50 millions de doses vaccinales sur 94 millions.
Selon M. Bapt, une livraison de vaccins a été faite au Qatar pendant les fêtes de fin d’année, avant l’annonce du gouvernement, ce qui montre un “incroyable problème de communication”.
Le député affirme par ailleurs que “800.000 doses de vaccins Novartis” contre la grippe A (H1N1) sont stockées à l’Eprus (l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) à Saint-Denis depuis début décembre, et toujours en attente de destination.
“Il s’agit de vaccins en seringue unitaire, elles auraient donc pu être utilisées par les généralistes”, écartés à l’époque du dispositif du vaccination, a-t-il souligné.

Monique Iborra adresse ses voeux

Mercredi 6 janvier 2010

Monique Iborra

Monique Iborra

Monique Iborra, Députée de la sixième circonscription, adresse ses voeux pour 2010 dans une vidéo publiée sur YouTube.

Martine Martinel adresse ses vœux

Mardi 5 janvier 2010

martinel.jpeg2009 restera pour nombre d’entre nous une année très critique, tant sur le plan social que sur le plan économique et politique.

Nous ne pouvons nous satisfaire de la politique gouvernementale qui a largement contribué à la détérioration du contrat social qui nous unit : explosion du chômage (près de 20% de chômeurs supplémentaires), abandon des services publics (santé, éducation, La Poste, …), recul inquiétant des libertés individuelles et publiques (chasse aux sans-papiers, débat sur l’identité nationale…), atteintes systématiques aux droits des plus faibles (imposition des indemnités journalières des accidentés du travail, travail du dimanche, retraite des femmes…).
(Lire la suite…)

Non à l’arrêt de la chirurgie cardiaque pédiatrique

Lundi 4 janvier 2010

Martine MARTINEL, députée de la Haute-Garonne, réagit à l’arrêt annoncé des activités de chirurgie cardiaque pédiatrique au CHU de Toulouse et à la clinique Pasteur

Les nouvelles normes d’organisation imposées brutalement par la loi Bachelot dans le cadre du schéma interrégional d’organisation sanitaire conduisent aujourd’hui à une aberration : de nombreux jeunes enfants sont en attente d’une opération et les établissements toulousains disposent d’équipes compétentes et reconnues, mais la décision prise par l’ARH met en péril la santé des jeunes malades et rend inacceptables les conditions d’hospitalisation pour les familles.

Elle remet également en cause gravement l’aboutissement de partenariats de travail et de savoir-faire dans le domaine de la chirurgie cardiaque pédiatrique toulousaine.

Education : Martine Martinel conteste le bilan

Mercredi 25 novembre 2009

martinel.jpegLa Députée socialiste Martine Martinel dresse un bilan accablant de l’action du Gouvernement sur l’Education nationale : « Le gouvernement ne cesse de communiquer depuis la rentrée sur les améliorations majeures du système éducatif qui seraient apportées par les deux réformes en cours : celle du recrutement et de la formation des enseignants, et celle du lycée.

La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche comme le ministre de l’Education Nationale, malgré les satisfecit qu’ils se décernent, mettent en œuvre une politique fondée sur les économies budgétaires et la suppression des IUFM. Sous couvert de progrès, ils installent un système rétrograde qui détruit méthodiquement les apports de la pédagogie et de la didactique au profit d’un master de spécialité universitaire sans aucune garantie de réorientation pour les étudiants en cas d’échec aux concours. Les objectifs majeurs de la réforme du lycée semblent oubliés.

Comment favoriser l’orientation et les changements de cursus en restreignant l’apport de connaissances nouvelles comme les sciences économiques ? Comment prétendre valoriser les filières littéraires en sacrifiant une formation mathématique souvent nécessaire ? L’Education Nationale, avec la réduction massive de postes (45000 depuis 2003) et la suppression de la carte scolaire (dont même la Cour des Comptes dénonce les méfaits…) serait la priorité du Gouvernement !

Malgré la rhétorique ministérielle, l’avenir du système éducatif est menacé par un Gouvernement qui au final abandonne la jeunesse. »

Pôle emploi: Mme Iborra interpelle le gouvernement

Jeudi 22 octobre 2009

Monique Iborra

Monique Iborra

Les conditions de travail deviennent inacceptables et les services rendus aux demandeurs d’emploi sont particulièrement dégradés et inefficaces en dépit des efforts considérables consentis par les salariés du service public de l’emploi, depuis plusieurs mois. Certes, la crise et la hausse du nombre des demandeurs d’emploi ne sont pas étrangères à cette situation, mais il faut rappeler que la loi bâclée, d’inspiration technocratique, votée par la majorité dans la précipitation sur injonction du Président de la République, contenait déjà tous les germes des dysfonctionnements que nous avions dénoncés à l’époque et qui, malheureusement, se vérifient aujourd’hui.

Encore plus grave, dans le contexte de crise, le Gouvernement attribue à Pôle emploi de nouvelles compétences : la formation de tous les demandeurs d’emploi, la gestion des contrats d’apprentissage, celle du RSA. Le Gouvernement assigne des objectifs irréalisables, semant le désarroi et la confusion, y compris parmi les cadres, impuissants à les tenir malgré les renforts en personnels octroyés ; ceux-ci étant peu adaptés à la situation parce qu’ils ne sont pas formés et malgré la sous-traitance à des organismes privés, dont les performances sont loin d’être évidentes.
En vérité, les salariés prennent de plein fouet les erreurs et l’amateurisme de cette fusion difficile et déstabilisante pour eux dans un contexte de chômage inédit.
Ma question au Gouvernement est simple et précise : au lieu de distribuer des questionnaires, ne serait-il pas plutôt raisonnable de surseoir momentanément à l’installation des agences uniques qui, lorsqu’elles se réalisent, se contentent de nommer un directeur sans qu’il y ait d’ailleurs de véritable fusion, ne pouvant aller plus loin dans la mise en place ?

Réforme des lycées : humour ou provocation ?

Mardi 13 octobre 2009

Martine Martinel, députée de la 4ème circonscription, réagit au discours du Président de la République sur la réforme des lycées :
Humour ou provocation ? Au moment même où son fils est au centre d’une affaire typique de népotisme (projet de nomination à la tête de l’Établissement Public d’Aménagement de La Défense), le Président de la République dit vouloir instituer grâce au nouveau lycée « la fin des privilèges de la naissance » !

martinel.jpegAu-delà de cet étrange hiatus, un an après la bronca suscitée par la réforme Darcos, on est bien loin du “nouveau lycée” promis par Nicolas Sarkozy… Piétinant une fois de plus les prérogatives ministérielles, le voici en première ligne pour proférer des incantations : « casser » la hiérarchie des filières en maintenant à l’identique les structures actuelles, revaloriser les langues tout en diminuant chaque année le nombre de recrutements d’enseignants en langues étrangères, mieux accueillir les élèves handicapés tout en précarisant les Auxiliaires de Vie Scolaire en charge de leur accompagnement, promettre l’amélioration du système d’orientation sans indiquer les moyens qui seront mis en œuvre…

A quoi aura donc servi la mission parlementaire sur la réforme du lycée ? Le rapport Descoings a largement servi depuis à refondre la réforme et les principaux sujets de discorde (la redéfinition du métier d’enseignant, l’emploi du temps des élèves) ont été repoussés aux calendes grecques.

S’il est juste d’envisager le lycée comme le temps de l’orientation progressive et de la préparation à l’enseignement supérieur, cette “réformette” est loin de donner au lycée les moyens de ses ambitions. De plus, la lutte contre l’échec scolaire au lycée n’a de sens qu’en ouvrant une large réflexion sur le collège, chaînon délaissé du système éducatif.